Jean-Antoine Brutus Menier (1795-1853) : De la pharmacie au chocolat
A l’origine de la prestigieuse dynastie, Jean-Antoine-Brutus naquit en 1795 à Saint-Germain-de-Bourgueil. Il fut le troisième enfant d’une famille de marchands issu d’un milieu bénéficiant d’une relative aisance et doté d’une certaine instruction. Placé de 1811 à 1813 comme élève pharmacien chez Monsieur Maignan, pharmacien du Prytanée, il poursuivit son instruction à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce où il entra le 1er octobre 1813. Ce temps d’apprentissage fut écourté par les événements politiques de l’époque qui virent la chute de l’Empire et la Restauration. Après diverses tentatives dans le négoce, il installa une fabrique mécanisée de substances pharmaceutiques dans le quartier du Marais à Paris. Préoccupé de qualité, de perfectionnement technique et d’innovation, Jean-Antoine-Brutus sut s’entourer des meilleurs techniciens et ouvriers de son temps pour installer des appareils à piler, moudre et sécher ; il inventa un système de meules pour la pulvérisation du cacao. Les locaux parisiens devenus trop étroits, il s’installa à Noisiel, en Seine-et-Marne pour développer son activité. Il obtint son diplôme de pharmacien en 1840. Son fils Emile-Justin reprit la succession en 1852 et céda le secteur pharmaceutique à la maison Dorvault . Emile-Justin reçu une solide formation qui fut également le fruit de contacts durables avec les milieux scientifiques les plus divers. Agé de 27 ans à la mort de son père, il se consacra désormais à l’industrie chocolatière.