Les grandes tendances de la démographie des pharmaciens en 2010
Les tendances générales en 2010
La démographie des pharmaciens en 2010 confirme quelques grandes tendances observées dans les années récentes : vieillissement de la profession, croissance de la féminisation et pour les pharmaciens qui exercent en mode libéral (biologie et officine) développement des inscriptions de sociétés d’exercice libéral. Par ailleurs, peu de pharmaciens étrangers exercent en France. Le maillage territorial des pharmaciens en contact avec les patients est toujours harmonieux. Il n’y a donc pas de désert pharmaceutique, ni en zone rurale ni en zone sensible. Pour l’exercice officinal, on compte une officine pour 2800 habitants, soit une pour 43Km2.
Arrêt de la croissance du nombre global de pharmaciens
En 2010, bien que la baisse d’effectif de 0,1 %.soit guère significative (73 pharmaciens de moins qu’en 2009 avec 73 259 pharmaciens inscrits en 2010) un symbole est atteint : la croissance globale des effectifs de pharmaciens marque un point d’arrêt pour la première fois .
Par métier, ce repli est plus marqué chez les pharmaciens libéraux titulaires d’officine (-0,77%) ou de laboratoires de biologie médicale (-1,3%).
La légère augmentation du numerus clausus annuel de 2004 (de 2250 en 2003, il est passé à 2400 en 2004, soit 150 places supplémentaires dont les diplômes devaient être effectifs en 2010) ne parvient pas à compenser les sorties du tableau de l’Ordre (celles des pharmaciens pour départ à la retraite mais aussi celles pour départ précoce).
On constate que le recours à des diplômés étrangers demeure faible (1,4 % des effectifs). Parmi ceux-ci, un peu plus d’un tiers sont des européens et prés deux autres tiers sont issus du continent africain.
Vieillissement de la profession
Le vieillissement (46,2 ans en moyenne) devrait encore se poursuivre plusieurs années. L’inversion de la tendance est attendue aux alentours de 2020, sous l’effet conjugué du départ à la retraite de la génération actuellement la plus nombreuse (48- 57 ans) et de l’arrivée d’une nouvelle génération de jeunes pharmaciens issus de la réévaluation du numerus clausus à partir de 2004.
Dynamique territoriale
Pharmacies d’officine et laboratoires de biologie médicale conservent une répartition harmonieuse sur le territoire . Les concentrations touchant la biologie privée n’affectent pas encore le nombre de sites. Et les suppressions d’officines (116 en 2010 contre 98 en 2009) ont lieu plutôt en zones urbaines, où leur densité demeure forte.
En 2010, les transferts d’officines se sont quasiment tous (97,9 %) opérés à l’intérieur de la commune d’implantation , traduisant ainsi la recherche de meilleures conditions de travail .
Ils concernent en majorité les communes rurales (moins de 5000 habitants) des régions de la façade Ouest et du Nord-est, En parallèle, l’amorce de recomposition de la desserte observée en 2009 dans les communes d’Ile-de-France, du Sud-Est et de l’axe rhodanien se confirme.
Les jeunes titulaires ont tendance à privilégier la moitié Nord de la France, avec une préférence pour l’Ouest normand ou le quart Nord-Est (Lorraine, Alsace, Bourgogne…), notamment dans les zones rurales. A l’opposé, le Sud-Ouest, la Corse, le Centre et l’Ile de France se caractérisent par une moyenne d’âge élevée des titulaires d’officine.
La féminisation de la profession
La féminisation de la profession se poursuit, atteignant deux tiers des effectifs au global (66,67 %). Déjà largement majoritaires chez les adjoints d’officine (82%) et les pharmaciens hospitaliers (76%), les femmes voient également leur proportion augmenter dans les autres sections.
Les tendances par métier
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Pharmaciens biologistes - section G
La baisse (- 1,3 % à 7 860 inscrits) constatée se confirme par rapport à 2009. La réforme de la biologie médicale a engagé de fortes évolutions dans les structures, publiques ou privées.
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Pharmaciens de l’industrie - section B
Des mouvements de concentration se poursuivent parmi les entreprises pharmaceutiques (- 12% d’établissements), mais le nombre de pharmaciens qui y exercent demeure stable à 3348 inscrits (+ 0.3%).
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Pharmaciens de la distribution en gros - section C
Dans un contexte de nouvelle croissance du nombre des acteurs de la distribution pharmaceutique (+ 1,8% d’entreprises et +4,94% d’établissements), les effectifs de ces pharmaciens augmentent de 6,7 % (685 inscrits).
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Pharmaciens des établissements de santé -section H
La hausse des effectifs se poursuit dans cette section (+ 4,1 % à 5 470) dans un contexte de légère réduction du nombre de pharmacies à usage intérieur (PUI).
- Pharmaciens d’officine
- Section A : Le nombre de titulaires diminue légèrement (Section A : - 0,78 % à 27857) et l’exercice libéral reste attractif. La loi de régulation atteint son objectif : La répartition géographique est harmonieuse. Grâce au maillage territorial, les pharmaciens titulaires ne désertent pas les zones rurales et sensibles qui accueillent toujours de jeunes professionnels. La tendance à l’exercice en groupe se poursuit : 51% des pharmaciens titulaires exercent en association ;
- Section D : Les pharmaciens adjoints voient leurs effectifs stabilisés au niveau national (Section D : -0,2 % à 26 441).
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Pharmaciens de l’outre-mer - section E
Ils connaissent une progression plus modérée en 2010 (+ 1 % à 1 598) dans des départements et collectivités encore en croissance démographique.
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