Les dispositifs médicaux

Les dispositifs médicaux sont réglementés dans l'intérêt de la santé publique. Les pharmaciens se retrouvent en première ligne dans la fabrication ou la distribution de ces produits.

Les dispositifs médicaux

Cette appellation concerne un grand nombre de produits des abaisse-langues aux "pace-makers".

Elle correspond toutefois à une définition unique :
"On entend par dispositif médical tout instrument, appareil, équipement, matière, produit, à l'exception des produits d'origine humaine, ou autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels intervenant dans son fonctionnement, destiné par le fabricant à être utilisé chez l'homme à des fins médicales et dont l'action principale voulue n'est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens."

A noter que les dispositifs médicaux qui sont conçus pour être implantés en totalité ou en partie dans le corps humain ou placés dans un orifice naturel, et qui dépendent pour leur bon fonctionnement d'une source d'énergie électrique ou de toute source d'énergie autre que celle qui est générée directement par le corps humain ou la pesanteur, sont dénommés "dispositifs médicaux implantables actifs". (Art. L 5211-1 du Code de la santé publique)

Un "dispositif médical" ainsi que les systèmes et éléments destinés à être assemblés en vue de le constituer doivent satisfaire à des conditions définies par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Ils doivent donc avoir reçu "un certificat".
Ce dernier atteste leurs performances ainsi que leur conformité à des exigences de sécurité. (Marquage C E).
La certification est établie par le fabricant lui-même ou par des organismes désignés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Bien que détenteurs de cette certification, certains dispositifs médicaux ne peuvent être mis sur le marché que s'ils ont fait l'objet d'une déclaration préalable (3 mois) auprès de l'Afssaps.
Cette déclaration repose sur des épreuves, une évaluation des risques potentiels et la mise en place d'un processus de fabrication adéquat.

On retiendra que la procédure de mise sur le marché des dispositifs médicaux est moins contraignante que celle des médicaments. Toutefois, l'Agence va procéder à une surveillance du marché et à une évaluation de l'intérêt médical (rapport bénéfices/risques) de ces dispositifs en application d'une loi de juillet 1998.

Reste , de plus, le contrôle
a posteriori de leur utilisation : la matériovigilance.

La matériovigilance

Un "exploitant" de dispositifs médicaux est tenu de s'assurer du maintien des performances et de la maintenance de son "dispositif médical".
Cette obligation donne lieu, le cas échéant, à un contrôle de qualité dont les modalités sont définies et dont le coût est pris en charge par les exploitants eux-mêmes.
Pour des dispositifs médicaux - dont la liste est fixée par le ministre chargé de la santé après avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé - la personne morale ou physique responsable d'une nouvelle mise sur le marché fait établir préalablement une attestation technique.
Les modalités de cette dernière sont réglementairement définies.
Elles sont censées garantir que le dispositif médical concerné est toujours conforme aux exigences prévues par la loi (Art. L 5211-3 du CSP).

Le non-respect de ces dispositions peut entraîner "la mise hors service", provisoire ou définitive, du dispositif médical.
Cette décision est prononcée par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé qui peut, le cas échéant et sous conditions, décider le retrait ou la suspension de l'autorisation de l'installation. (Ces conditions sont prévues aux articles L 6122-11 et L 6122-13 du CSP).
Référence : (Art. L 5212-1 du CSP)

Une obligation de signalement
Le fabricant, les utilisateurs d'un dispositif ainsi que les tiers ayant connaissance d'un incident ou d'un risque d'incident mettant en cause un dispositif ayant entraîné ou susceptible d'entraîner la mort ou la dégradation grave de l'état de santé d'un patient, d'un utilisateur ou d'un tiers doivent le signaler sans délai à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.

Une obligation d'information de retrait
Le fabricant d'un dispositif ou son mandataire est tenu d'informer l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé de tout rappel de ce dispositif du marché, motivé par une raison technique ou médicale.



Haut de page

Ordre national des pharmaciens
date de mise à jour : 10/11/00

cespharm.fr | eqo.fr | meddispar.fr | opinion-pharmaceutique.fr