L’Ordre national des pharmaciens reçoit des déclarations d’agressions visant les pharmaciens, collectées et publiées dans un bilan annuel. Initialement réservée à l’officine, cette démarche a été étendue en 2012 à tous les métiers de la pharmacie.

Cette initiative poursuit un premier objectif statistique visant à mesurer le niveau d’insécurité rencontré et déclaré à l’Ordre par les pharmaciens. L’exploitation de ces données permet d’alerter les autorités locales et nationales afin de mettre en place des dispositifs de prévention adaptés.

La publication annuelle de statistiques anonymisées constitue également un levier de communication essentiel pour sensibiliser la profession aux enjeux de sécurité et rappeler l’importance du signalement des incidents.

Dans le prolongement de cette démarche et à la suite de la signature du protocole de sécurité en 2011 avec les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a désigné un élu national référent “Sécurité” ainsi qu’un réseau de référents ordinaux, répartis sur l’ensemble du territoire, en charge de ce sujet.

L’Ordre poursuit ainsi plusieurs objectifs :

  • apporter un soutien et une orientation aux pharmaciens victimes d’agression, grâce à l’accompagnement d’un élu ordinal dédié ;
  • se constituer partie civile aux côtés des pharmaciens victimes, en recueillant leur plainte et en leur apportant un soutien dans le cadre  de faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt collectif de la profession pharmaceutique, y compris en cas de menaces, d'outrages ou de violences commises en raison de l'appartenance à cette profession (art. L. 4233-1 du code de la santé publique).

En effet, depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2017-644 du 27 avril 2017, l’Ordre national des pharmaciens dispose de la capacité juridique à se constituer partie civile devant les juridictions pénales dans ce type d’affaires.

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