Foire aux questions - Pharmaciens de PUI

Les pharmaciens inscrits en section H sont invités à poser leurs questions à l’adresse webh@ordre.pharmacien.fr

Compte tenu de l’évolution de la situation d’heure en heure, la foire aux questions est régulièrement actualisée. Merci de tenir compte de la date de mise à jour indiquée. 

Mise à jour le 06/04/2020 à 14h30 (dernières modifications en vert)

SOMMAIRE :

 

  • Tensions d’approvisionnement
    Le LEEM dans un communiqué de presse du 17 mars a précisé que pour les entreprises du médicament, la priorité absolue est d'assurer aux patients, à l’hôpital et en ville, la continuité d’accès aux médicaments qui leur sont indispensables. 
    "Dès les premiers signaux d’alerte en provenance de Chine, les entreprises du médicament ont pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité d’approvisionnement en médicaments sur le territoire français. Le Leem est en contact permanent avec les autorités de santé pour leur transmettre toutes les informations relatives à l’origine des matières premières et aux risques de tensions associés aux mesures de confinement prises à l’étranger. Aucune pénurie n’est à déplorer à ce jour mais le Leem suit avec une vigilance extrême l’évolution de la situation, qui peut évoluer en fonction de la durée de la crise sanitaire mondiale et de son rythme d’expansion. Les entreprises surveillent en permanence leurs filières d'approvisionnement et se mobilisent sur l’identification des risques et les mesures à mettre en œuvre pour sécuriser l'approvisionnement du marché. Les entreprises disposent généralement de sites de production back up en Europe pour leurs médicaments, ou ont des stocks pour faire face aux mesures de confinement." 
    La section B (industriels) de l’Ordre a communiqué le 18 mars sur le plan de continuité de l’activité des entreprises pharmaceutiques en relation avec l’ANSM. http://www.ordre.pharmacien.fr/Les-pharmaciens/Champs-d-activites/Covid-19/Foire-aux-questions-Pharmaciens-de-l-industrie
    Les informations remontées auprès de nos collègues de la section B (industriels) et de la section C (distributeurs en gros) indiquent qu’il n’y a actuellement ni problème de production, ni problème d’acheminement mais il s’avère que des commandes excessives (jusqu’à 3 fois la commande mensuelle habituelle !) sont constatées avec certainement dans certains cas des créations de stocks “sauvages” dits “de sécurité” qui mettent en péril tout le système de la chaîne de production et de distribution et donc d’approvisionnement pour les PUI !
    La section H de l’Ordre en appelle au civisme, à la responsabilité et à la solidarité de tous les pharmaciens de PUI pour éviter qu’ils fassent des stocks excessifs et s’ils ont des quantités importantes de certains produits de santé (médicaments et DMS), qu’ils communiquent à leurs confrères -au moins en proximité- cette information ! Dans la fiche ARS Covid-19 “Stratégie d’organisation et de mobilisation des ressources humaines et matérielles pour la prise en charge hospitalière des patients covid-19 nécessitant de la réanimation ”, l’annexe 1 précise la liste des médicaments/DM/Biocides/Matériel identifiés prioritaires pour les besoins des patients hospitalisés en réanimation dans le cadre de l’épidémie de Covid-19.
  • Paracétamol oral
    L’arrêté du 23 mars 2020 rappelle les mesures relatives à la dispensation de spécialités composées exclusivement de paracétamol par les pharmacies d’officine. Même si ces mesures de restriction ne concernent pas directement les pharmacies à usage intérieur, les pharmaciens hospitaliers doivent rester vigilants sur la consommation des unités de soins : il faut veiller à ce que celle-ci corresponde aux besoins des patients du service. L’approvisionnement par les industriels risque en effet d’être contingenté en cas de trop forte demande.
  • Oxygène
    Parmi les informations en retour de Mulhouse (nous avons une pensée chaleureuse vers nos collègues du Grand Est et des autres régions très touchées par le Covid-19 !), il est signalé des problèmes d’approvisionnements en oxygène. Veillez à ce que vos stocks soient à jour et que vos fournisseurs soient prêts !
    Les services biomédicaux de l’hôpital doivent aussi être à même de mettre à disposition les matériels d’administration en nombre suffisant.
  • Plaquenil® et Kaletra®
    Afin de compléter son avis du 5 mars 2020 relatif à la prise en charge des cas confirmés de Covid-19, compte tenu de la publication de nouvelles données, le Haut Conseil de la santé publique émet de nouvelles recommandations
    Elles ont été élaborées en concertation avec de nombreuses sociétés savantes de façon à dégager le plus large consensus possible. Ainsi, le HCSP recommande notamment :
    - que tout praticien soit fortement incité à inclure tous les patients atteints de Covid-19 dans les essais cliniques.
    - que tout prescripteur prenne en compte l’état très limité des connaissances actuelles et soit conscient de l’engagement de sa responsabilité lors de la prescription de médicaments dans des indications hors AMM, en dehors du cadre d’essais cliniques. Si une telle prescription est faite, qu’elle fasse l’objet d’une information claire, loyale et appropriée, que la décision soit prise collégialement, et que les patients soient inclus dans la cohorte French Covid-19 de façon à disposer le plus rapidement possible de données concernant la prise en charge. En ce qui concerne l'hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir, le décret n° 2020-314 du 25 mars 2020  modifié le 26 mars  précise le dispositif de mise à disposition.
    Ces médicaments “peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile. Ces prescriptions interviennent, après décision collégiale, dans le respect des recommandations du Haut conseil de la santé publique et, en particulier, de l'indication pour les patients atteints de pneumonie oxygéno-requérante ou d'une défaillance d'organe.”
    Ils sont fournis, achetés, utilisés et pris en charge par les établissements de santé.
    Ils sont vendus, dans le cadre du Covid-19, au public et au détail uniquement par les PUI. L’ANSM est chargée d’élaborer un protocole d’utilisation thérapeutique pour les professionnels de santé et d’établir les modalités d’une information adaptée à l’attention des patients. Les pharmacies d’officine ne peuvent dispenser le Plaquenil°, dans le respect des indications de son autorisation de mise sur le marché, et les préparations à base d’hydrochloroquine que “sur prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie ou dans le cadre d'un renouvellement de prescription émanant de tout médecin.”  L’ANSM a publié le 30 mars un point d’information sur Plaquenil® et Kaletra®  :  Les traitements testés pour soigner les patients Covid-19 ne doivent être utilisés qu’à l’hôpital”.
    L’ANSM rappelle qu’à ce jour, aucun médicament n’a apporté la preuve formelle de son efficacité dans le traitement ou la prévention de la maladie Covid-19. C’est pourquoi l’utilisation du Plaquenil (hydroxychloroquine) ou du Kaletra et de son générique (lopinavir/ritonavir) pour la prise en charge des patients atteints de Covid-19 doit se faire prioritairement dans le cadre des essais cliniques en cours.
    Cependant, conformément à l’avis du Haut conseil de santé publique et au  décret du 25 mars 2020 cités supra, le recours à ces médicaments peut s’envisager à titre exceptionnel et uniquement dans le cadre d’une prescription et d’une dispensation aux patients hospitalisés.
    “En aucun cas ces médicaments ne doivent être utilisés ni en automédication, ni sur prescription d’un médecin de ville, ni en auto-prescription d’un médecin pour lui-même, pour le traitement du Covid-19.”  Les protocoles d’utilisation thérapeutique à l’attention des professionnels de santé hospitaliers de ces médicaments ainsi que des fiches d’information destinées aux patients et à leur entourage sont disponibles sur le site de l’ANSM.
    Afin de garantir l'approvisionnement, l’ANSM a demandé aux laboratoires commercialisant ces médicaments d’approvisionner rapidement et en quantité suffisante les établissements de santé pour la prise en charge des patients qui en auraient besoin conformément à l’avis du HCSP. 
    Dans le cadre des essais cliniques, les pharmacies à usage intérieur (PUI) sont approvisionnées de stocks spécifiques.
  • Midazolam
    Des dispositions réglementaires spécifiques au midazolam devraient paraître pour permettre son utilisation en soins palliatifs pour les patients atteints du Covid-19 dans les EHPAD.
    La SFAP a élaboré des propositions qui concernent la prise en charge des états dyspnéiques et des détresses respiratoires  que l’on peut être amené à rencontrer dans les situations de Covid-19.
    “Elles s’adressent aux patients présentant une forme grave de cette maladie qui n’auront pas pu bénéficier d’une hospitalisation en service de réanimation ou pour lesquels une décision de limitation de traitements actifs a été prise. Ces propositions visent à être appliquées, en fonction des contraintes et des possibles de chacun, dans l’ensemble des établissements de santé et médico-sociaux mais aussi à domicile”.
    La SFAP propose, dans cette fiche, des alternatives à l’utilisation du midazolam.
  • Paracétamol injectable
    Dispositions issues du décret n° 2020-360 du 28 mars 2020 .
    Les spécialités pharmaceutiques de paracétamol injectable peuvent être dispensées dans le cadre de leur AMM, jusqu'au 15 avril 2020, par les PUI autorisées à délivrer des médicaments au public, sur présentation d'une ordonnance émanant de tout médecin portant la mention “Prescription dans le cadre du covid-19” pour les indications suivantes : prise en charge de la fièvre et de la douleur des patients atteints ou susceptibles d'être atteints par le virus du Covid-19 et dont l'état clinique le justifie.
    Le pharmacien de la pharmacie à usage intérieur appose sur l'ordonnance le tampon de la pharmacie et la date de délivrance ainsi que le nombre d'UCD délivrées. La facturation est faite à l'assurance maladie au prix d'achat de la spécialité par l'établissement de santé. Les PUI des EHPAD peuvent se procurer la spécialité auprès de l'établissement pharmaceutique qui en assure l'exploitation ou auprès d'une PUI d'un établissement de santé.
  • Rivotril® injectable
    Dispositions issues du décret n° 2020-360 du 28 mars 2020  
    La spécialité pharmaceutique Rivotril® sous forme injectable peut faire l'objet d'une dispensation, jusqu'au 15 avril 2020, par les pharmacies d'officine en vue de la prise en charge des patients atteints ou susceptibles d'être atteints par le virus du Covid-19 dont l'état clinique le justifie sur présentation d'une ordonnance médicale portant la mention “Prescription Hors AMM dans le cadre du covid-19”.
    Le médecin prescripteur doit alors se conformer aux protocoles exceptionnels et transitoires relatifs, d'une part, à la prise en charge de la dyspnée et, d'autre part, à la prise en charge palliative de la détresse respiratoire, établis par la société française d'accompagnement et de soins palliatifs et mis en ligne sur son site.
  • Médicaments à usage vétérinaires
    Dispositions du décret n° 2020-393 du 2 avril 2020
    Les médicaments à usage vétérinaire entrent dans l’arsenal thérapeutique mis à disposition des hospitaliers lorsque les spécialités à usage humain font défaut.
    “En cas d'impossibilité d'approvisionnement en spécialités pharmaceutiques à usage humain, des médicaments à usage vétérinaire à même visée thérapeutique, bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché mentionnée à l'article L. 5141-5 du code de la santé publique de même substance active, de même dosage et de même voie d'administration, peuvent être prescrits, préparés, dispensés et administrés en milieu hospitalier. La liste de ces médicaments et leurs principes actifs désignés par leur dénomination commune internationale mentionnée à l'article L. 5121-1-2, et leurs conditions de préparation et d'emploi sont fixées par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et publiées sur son site internet.”
    Ces médicaments sont utilisés en fonction de l’état clinique du patient. Leur utilisation est mentionnée dans son dossier médical.
    Les médicaments figurant sur la liste ANSM peuvent être fournis et achetés par les établissements de santé auprès des établissements fabriquant ou distribuant les médicaments vétérinaires.
    Ils peuvent être utilisés et pris en charge dans les établissements de santé, dans les mêmes conditions que les médicaments inscrits sur la liste des médicaments agréés aux collectivités, sans qu'ils figurent sur cette liste, sous réserve du respect par les professionnels de santé des conditions d'emploi mentionnées supra.
    Le recueil d'informations concernant les effets indésirables et leur transmission à l’ANSM et au centre régional de pharmacovigilance sont assurés par le professionnel de santé prenant en charge le patient avec les mêmes règles que les médicaments à usage humain.
    Liste des spécialités vétérinaires pouvant être utilisées chez l’homme dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie de COVID-19 (03/04/2020)
    Rapport d’évaluation de l’ANSM concernant l’utilisation de PROPOSUR et PROPOVET en médecine humaine (03/04/2020)
  • Belatacept
    Arrêté du 2 avril 2020 complétant l'arrêté du 23 mars 2020
    Le Nulojix®, spécialité pharmaceutique à base de belatacept, peut être dispensé, jusqu'au 31 mai 2020, par les PUI autorisées à délivrer des médicaments au public, pour garantir les traitements d'entretien du rejet de greffon des patients adultes ayant reçu une transplantation rénale.
    La PUI délivre, sur la base d’une prescription hospitalière, le Nulojix® avec le protocole d'administration du traitement ainsi que les matériels de perfusion prescrits nécessaires à la prise en charge du patient à son domicile.
    Le pharmacien de la PUI timbre et date l'ordonnance et y inscrit le nombre d’UCD dispensées.
    Sur la base de la prescription médicale, l'administration de la spécialité pharmaceutique est réalisée par un infirmier au domicile du patient dans le respect du protocole d'administration du traitement fourni par la PUI.
  • Médicaments importés
    Point d’information de l’ANSM
    L’ANSM attire l’attention des pharmaciens de PUI sur le risque d'erreurs médicamenteuses liées à l’utilisation de médicaments importés pendant l’épidémie Covid-19.
    “L’efficacité, la qualité et la sécurité de chacun de ces médicaments ont été évaluées par l’ANSM dans la perspective de leur utilisation en remplacement des médicaments habituels. Toutefois, afin de répondre à l’urgence, il n’est pas prévu d’étiqueter en langue française les médicaments importés de l’étranger comme cela est fait habituellement.
    Cette absence d’étiquetage peut présenter un risque d’erreurs médicamenteuses. En conséquence, nous demandons aux pharmaciens de PUI de partager avec les équipes soignantes et particulièrement avec les équipes de réanimation, les conditions et précautions particulières d’utilisation de ces médicaments.
    Ces informations seront précisées dans des fiches explicatives standardisées et validées par l’ANSM, accompagnant les boîtes mises à disposition des hôpitaux : elles mettront en exergue les principales différences entre le médicament français et celui importé afin de couvrir les risques les plus graves d’erreurs médicamenteuses. Ces fiches doivent être transmises dans les services de réanimation et rester disponibles pour  le personnel soignant utilisant ces médicaments.”
  • Mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote
    Précautions d’emploi lors de l’administration du MEOPA aux patients
    Dans le cas de traitement par MEOPA d’un patient porteur du virus Covid-19 ou susceptible de l'être, il pourrait y avoir un risque de contamination du personnel soignant par le virus exhalé dans l’environnement immédiat du patient, en l’absence du respect des recommandations de bon usage.
    Dans ce contexte, au delà des précautions déjà en place au sein des établissements (masque chirurgical ou FFP2, gants, lunettes, etc.) et en cas d’administration du MEOPA à un patient contaminé par le virus ou susceptible de l'être, des précautions d’emploi, spécifiques de ce produit, sont à respecter. 
  • Optimisation de l’utilisation des traitements et alternatives
    Message d’Alerte Rapide Sanitaire “ Stratégie de prise en charge des personnes âgées - Utilisation des traitements et alternatives en réanimation”
    La DGS a réuni des praticiens, des sociétés savantes (SFAR, SRLF, SFETD, PFPC, APHP, HCL, SSA, AGEPS) et des établissements (CHU Lille, AP-HM, CHU Grenoble, CH Melun, GH Saint Joseph Paris, CHU de Montpellier) afin d’échanger les réflexions d’optimisation de l’utilisation des traitements. Des documents de synthèse présents dans le MARS ont été réalisés pour proposer :
    - l’optimisation de l’utilisation des thérapeutiques en période de crise sanitaire (document AP-HP) ;
    - les préconisations sur les curares en réanimation (document HCL / COMEDIMS / MAR / MIR) ;
    - l’utilisation des médicaments injectables - Quelles possibilités pour limiter l’utilisation des PSE ? (CHU Lille et SFPC) ;
    - la compatibilité entre les médicaments injectables administrés en Y (HUG) ;
    - les conseils pour ventiler un patient en insuffisance respiratoire aigüe avec un respirateur d’anesthésie (SFAR).
  • Utilisation des médicaments des PSM
    Message d’Alerte Rapide Sanitaire “ Stratégie de prise en charge des personnes âgées - Utilisation des traitements et alternatives en réanimation”
    Dans le cadre de la pénurie de certains produits de santé notamment les médicaments utilisés pour la sédation et la curarisation des patients Covid-19 nécessitant une prise en charge en réanimation, l’utilisation des postes sanitaires mobiles 2 (PSM 2) est autorisée dans les conditions décrites dans le MARS. 
    Dans les établissements de santé disposant d’un poste sanitaire mobile 1 (PSM 1) unique, le lot polyvalent doit être conservé opérationnel. Seule est autorisée l’utilisation des produits de santé des autres lots polyvalents quand l’établissement en dispose de plusieurs (cas de plusieurs PSM1 dans le même établissement de santé).

 

  • L’article 4 de l’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire  mentionne que dans le cadre d'un traitement chronique, à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d'officine et les pharmacies à usage intérieur autorisées à vendre des médicaments au public en application du 1° de l'article L. 5126-6 peuvent délivrer, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d'ordonnance garantissant la poursuite du traitement. 
    Ces dispositions s'appliquent aux pharmacies à usage intérieur lorsqu'elles délivrent les spécialités pharmaceutiques qui font l'objet d'une ATU ou qui bénéficient d’une continuité de prise en charge (article L. 162-16-5-2 du code de la sécurité sociale).
  • Cette disposition  permet donc aux rétrocessions de PUI de délivrer leur traitement aux patients sans interruption.
    L’arrêté précise que la délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à un mois et est renouvelable jusqu'au 31 mai 2020 .
    En ce qui concerne les prescriptions ”non périmées”, elles ne sont pas visées par le dispositif et la dispensation peut se faire selon la procédure habituelle.
  • Certaines dispositions de l’arrêté du 23 mars concerne les conditions d’acheminement des médicaments lorsqu'un patient est dans l'impossibilité de se déplacer dans les locaux de la PUI.
    Le patient doit prendre l'attache de la pharmacie d'officine proche de son domicile de son choix qui transmet par voie dématérialisée une copie de l'ordonnance à la PUI qui a procédé au dernier renouvellement du médicament. 
    La PUI procède à la dispensation et à la facturation à l'assurance maladie du médicament. 
    Elle prépare le traitement du patient dans un emballage qui garantit la confidentialité du traitement, la bonne conservation du médicament et la sécurité du transport, avant de le confier à un grossiste répartiteur en capacité d'assurer, dans les meilleurs délais, la livraison du médicament à la pharmacie d'officine désigné. 
    Le pharmacien d'officine délivre le médicament sur présentation de l'ordonnance.
    Il appose sur l'ordonnance le timbre de l'officine et la date de délivrance. 
    Une copie de l'ordonnance timbrée et datée est adressée en retour à la pharmacie à usage intérieur.
  • Le ministère de la santé met à disposition des professionnels une fiche Covid -19 ”Pharmacies à usage intérieur” pour la mise à disposition des médicaments de la liste de rétrocession dispensés aux patients ambulatoires par les PUI.
    Elle est composée d’une partie qui reprend le dispositif de manière pratique et de la fiche de liaison à utiliser pour assurer la traçabilité et qui sera jointe à chaque traitement pris en charge par le grossiste.
    https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/covid-19_fiche-retrocession-ambulatoire-pharmacie.pdf
    La fiche rappelle que ce dispositif est réservé au renouvellement par les PUI des médicaments rétrocédés y compris ceux sous ATU. Il ne peut pas être utilisé pour les primo-prescriptions.
  • De manière pragmatique, les PUI et les pharmacies d’officine peuvent aussi avoir des liaisons directes sans l’intermédiaire d’un grossiste-répartiteur si c’est le pharmacien de la PUI ou le pharmacien d’officine qui se déplace. Une fiche de liaison doit assurer  la traçabilité de l’opération.
  • L’attention doit être attirée sur le fait que c’est le seul patient qui est l’initiateur de la demande et non le pharmacien hospitalier ou d’officine et que chaque demande doit être tracée grâce au document-type. Ces mesures doivent rester exceptionnelles pour des patients en incapacité de se déplacer afin de ne pas emboliser complètement les grossistes-répartiteurs qui ont aussi d’autres nombreuses missions à assurer.
    Il est important de faciliter l’accès au grossiste-répartiteur qui vient chercher les traitements des patients, tout en respectant les mesures barrières.
  • Les stupéfiants, en vertu du IV de l’article 4 de l’arrêté du 23 mars, peuvent être délivrés au public par les PUI, si la durée de validité de l’ordonnance est expirée, dans certaines conditions : accord écrit du prescripteur, dispensation préalable de ces stupéfiants, même posologie ou posologie adaptée mentionnée dans l’accord écrit du prescripteur, délivrance maximale de 28 jours, renouvelable jusqu’au 31 mai 2020.

 

  • Certaines difficultés sont rencontrées dans la délivrance des médicaments expérimentaux hors Covid-19 au patient. 
    Les inclusions dans les études cliniques sont pour la plupart suspendues, mais il faut continuer à dispenser pour les patients ambulatoires en cours de traitement.
    L'ANSM a mis en ligne des recommandations sur cette question.
    https://www.ansm.sante.fr/Activites/Essais-cliniques/Covid-19-Essais-cliniques-en-cours/(offset)/0#paragraph_172475
    Pour la délivrance des médicaments expérimentaux au domicile, c'est le promoteur, qu’il soit industriel ou institutionnel, qui est en charge d'organiser et de financer le transport des produits.
    Le promoteur fournit les emballages et les étiquetages ; il vérifie les conditions de transport garantissant la bonne conservation du produit, la sécurité et un acheminement dans un délai adapté ; il s'assure que la PUI dispose des informations relatives au patient pour lui expédier le traitement (adresse de résidence).
    La traçabilité notamment de l'acheminement et de la réception, doit être assurée et transmise par le transporteur à la PUI assurant la dispensation. 
    Il relève de la responsabilité du promoteur de s'assurer que, dans le contexte de crise sanitaire, le transporteur qu'il a sélectionné apporte toutes les garanties nécessaires à la traçabilité et au respect du délai d'acheminement.

 

  • Absence pour raison de maladie
    La question de la contamination possible des pharmaciens hospitaliers et des préparateurs ou autres personnels de la pharmacie est effectivement à prendre en compte. Cependant le coronavirus n'a pas vocation à changer les conditions d'exercice de la pharmacie hospitalière avec toutes ses spécificités. Il faudra effectivement jouer la solidarité ! En cas d'absence, il faut tout mettre en œuvre en premier lieu pour favoriser la coopération entre les établissements et "partager" le temps pharmacien disponible sur plusieurs pharmacies. 
    Il est possible de faire appel à des pharmaciens jeunes retraités et de faire appel à la réserve sanitaire constituée par les étudiants en santé, par exemple des étudiants en pharmacie de 5e année pour aider dans les petits et les grands centres ; les grands pourraient ainsi libérer du temps sénior pour les petits établissements en crise. 
    La procédure de mobilisation de la réserve sanitaire est sur le site de l'Ordre. 
    Il est également possible de demander aux pharmaciens exerçant à temps partiel dans une seule PUI d'exercer un autre temps partiel dans un autre établissement. Il y a aussi la possibilité d'utiliser les dispositions de l'article R. 5126-11 du CSP qui précise que "Lorsqu'une pharmacie à usage intérieur n'est plus en mesure d'exercer une ou plusieurs de ses missions et activités, elle peut en confier la mise en œuvre à d'autres pharmacies à usage intérieur."
  • Télétravail
    Des collègues envisagent le télétravail, notamment pour la validation des prescriptions à distance. Dans les PUI où le pharmacien est seul, cette pratique n’est pas envisageable. Les préparateurs exercent sous la responsabilité et le contrôle effectif du pharmacien, donc en sa présence et une PUI ne peut fonctionner qu'en présence du pharmacien ou de son remplaçant (article R. 5126-16 du CSP). Ce texte exige la présence du pharmacien dans les locaux de la PUI.
    Pendant la période de crise sanitaire Covid-19, il est envisageable, dans les PUI où plusieurs pharmaciens travaillent sur un même site, de mettre en place une validation à distance de certaines prescriptions (à déterminer par le pharmacien gérant de la PUI en fonction de chaque établissement) à la condition que les actes pharmaceutiques réalisés au sein de la PUI (approvisionnement, délivrance, préparation…) le soient sous le contrôle effectif et l’autorité technique d’un ou plusieurs pharmaciens. Une PUI ne peut pas fonctionner en l’absence d’un pharmacien ! 
    Article R. 5126-16 du code de la santé publique : « La pharmacie à usage intérieur ne peut fonctionner sur chacun de ses sites d'implantation qu'en présence du pharmacien chargé de la gérance ou de son remplaçant ou d'un pharmacien adjoint mentionné à l'article R. 5125-34 exerçant dans cette pharmacie. » . Les pharmaciens ayant des pathologies à risques doivent se protéger et rester confinés. A ce titre, il appartient au représentant légal de l'établissement de mettre en place une organisation permettant le fonctionnement de la PUI en présence d'un pharmacien.
  • Internes et étudiants en pharmacie
    Une instruction relative aux aménagements des modalités de formation pour les étudiants en santé  vient d’être publiée.
    Elle précise  les conditions de présence des étudiants en santé, dont les étudiants en pharmacie. 
    Les étudiants volontaires ont  la possibilité, en fonction de leurs compétences, de venir en appui aux équipes de professionnels de santé dans la gestion de la crise sanitaire, sous réserve de l’accord du responsable de la structure d’accueil, selon les capacités de l’établissement à encadrer l’étudiant.  
    Il existe déjà une possibilité de recruter des étudiants en pharmacie ayant validé leur 3ème année d’études pour assurer le remplacement de préparateurs en pharmacie. En effet, l’article L. 4241-10 du code de la santé publique dispose : “par dérogation à l'article L. 4241-1, les étudiants en pharmacie régulièrement inscrits en troisième année d'études dans une unité de formation et de recherche de sciences pharmaceutiques sont autorisés, dans un but de perfectionnement, à exécuter, en dehors des heures de travaux universitaires, les opérations mentionnées audit article sous réserve qu'ils aient effectué préalablement le stage officinal prévu par les dispositions en vigueur.”  En application de l'article précité, les étudiants en pharmacie inscrits en 3ème année d'étude et ayant effectué leur stage officinal peuvent donc effectuer les missions d'un préparateur en pharmacie.
    S’agissant des internes en pharmacie, l’instruction relative aux aménagements des modalités de formation pour les étudiants en santé  précise qu’ils peuvent être redéployés en fonction de leurs compétences utilisables dans le cadre de l’urgence sanitaire. 
    “Les réaffectations dans un autre établissement ou en milieu extrahospitalier sont également possibles. Sur la base du volontariat et après autorisation de l’ARS, peuvent être ainsi être autorisées les réaffectations des internes réalisant des stages hospitaliers dans d’autres établissements que ceux dans lesquels ils ont été affectés initialement.”
    Les calendriers et des procédures d’affectation des internes sont aménagées :  Compte tenu des circonstances particulières, l’affectation des internes pour le mois de mai 2020 en métropole et dans les DOM et territoires ultra-marins est reportée pour une durée d’un mois, renouvelable une fois. Les internes restent affectés dans leur terrain de stage actuel...” 
    La FNSIP-BM a sollicité l’Ordre à propos des internes qui finissent leur internat en mai et qui n’auraient pas eu le temps de passer leur thèse.
    Cette question ne devrait se poser que pour quelques rares cas car peu d’internes finissent en mai et de nombreuses facultés de pharmacie proposent de faire passer les thèses par visioconférence. 
    Notre position est de considérer que les internes doivent passer leur thèse et être en possession de leur DES avant toute inscription à l’Ordre car aucune mesure dérogatoire n’est prévue par les textes à l’heure actuelle. Le problème est donc, s’il existe, au niveau des universités qui doivent organiser les processus de visioconférence. 
    Il est à noter que l’Ordre a simplifié, en mesure d’exception, le processus d’inscription par la mise en place d’un dispositif dématérialisé pendant cette période : du fait des difficultés des facultés à éditer les diplômes, les sections acceptent pour procéder à l'inscription des jeunes diplômés un courriel de la scolarité avec une attestation du doyen mentionnant le nom, prénom, date et lieu de naissance du diplômé et date et intitulé du diplôme (doctorat et DES de pharmacie hospitalière).
  • Dans le cadre de la mise en oeuvre des structures médicales opérationnelles des armées, le personnel de santé y exerçant peut utiliser tout matériel, produit de santé et produit sanguin. Ces structures peuvent donc être ravitaillées par toute PUI ou pharmacie d’officine ou tout ETS ou établissement pharmaceutique (Arrêté du 23 mars 2020 ).
  • L’article 7 de l’arrêté du 23 mars 2020 habilite les directeurs généraux des agences régionales de santé, jusqu'au 15 avril 2020, dans les conditions prévues à l'article L. 6122-9-1 du code de la santé publique, à autoriser les établissements de santé à exercer une activité de soins autre que celle au titre de laquelle ils ont été autorisés.
  • Compte tenu de la situation de crise et dans le respect des conditions d'exercice en PUI issues du décret du 9 mai 2017, la section H facilite les démarches d'inscription des pharmaciens qui désirent reprendre  une activité au sein d'une PUI. 
    Afin de procéder à leur réinscription, à défaut de contrat de travail, il y a lieu de nous adresser une attestation d'embauche par courriel à webh@ordre.pharmacien.fr , mentionnant l'identité du professionnel recruté, le lieu d'exercice, le temps de travail et la durée prévisionnel du contrat.

 

  • Par décision du président de la République du 16 mars 2020, à compter du mardi 17 mars midi, pour se déplacer de son domicile à son lieu de travail il est nécessaire de se munir d’une attestation sur l’honneur et de sa carte d’identité. Le modèle d’attestation de déplacement dérogatoire est disponible en téléchargement sur le site du ministère de l’Intérieur  ou du gouvernement.
    - Déplacement privé : Attestation de déplacement  à remplir soi-même pour chaque déplacement
    - Déplacement professionnel : Justificatif  à obtenir de l’employeur (permanent)
  • Pour les pharmaciens, comme les cartes d’identité  2020 de l’Ordre n’ont pas encore été envoyées (et ne pourront pas l’être dans un avenir très proche), il leur est recommandé de produire, pour certifier de leur qualité, une impression de la page de l’annuaire publié sur le site de l’Ordre sur laquelle ils figurent et/ou leur carte de professionnel de santé (CPS).

 

  • Les solutions hydro-alcooliques (SHA) peuvent être préparées, en cas de rupture de leur approvisionnement, jusqu'au 31 mai 2020 , par les pharmacies d'officine et les pharmacies à usage intérieur mentionnées aux articles L. 5125-1  et L. 5126-1  du CSP.
    Les SHA sont préparées dans les conditions recommandées par l'OMS, précisées en annexes I et II de l’arrêté du 23 mars.
  • Les matières premières pour les SHA peuvent maintenant provenir, pour certains (éthanol et peroxyde d’hydrogène) de fournisseurs listés sur le site de l'Agence européenne des produits de santé.
    https://echa.europa.eu/fr/information-on-chemicals/active-substance-suppliers
    L’éthanol peut aussi d’origine agricole ou nature.
    Il est possible d'utiliser de l'éthanol à 96, 95 ou 90 % v/v ou de l'isopropanol à 99,8 %.
    Les quantités respectives dans la formule OMS sont : éthanol 96 % = 833,3 mL / éthanol 95 % = 842,1 mL / éthanol 90 % = 888,8 mL / isopropanol 99,8 % = 751,5 mL.
    Le glycérol est difficilement substituable. Aucune proposition officielle n’est actuellement faite.
  • Le peroxyde d’hydrogène est utilisé dans la formule OMS comme inactivateur de spores éventuellement présentes dans l’alcool. Il nécessite 72 h de délai pour être complètement actif, ce qui explique la quarantaine demandée dans la formule de l’OMS.
  • Il est rappelé que les SHA sont des produits biocides mais doivent être préparées en conformité avec les bonnes pratiques de préparation. Même s'il s'agit de procédures exceptionnelles, les SHA doivent être préparées selon les recommandations des BPP pour des motifs de qualité et traçabilité, donc pas de matériel ni de recettes de cuisine…
  • Les quantités stockées dans les PUI des établissements de santé (ERP de type U) doivent être inférieures à 400 l, avec un maximum de 200 l par local. Le stockage peut être supérieur à 400 l s'il s'agit d'un local sans communication avec le bâtiment. Les quantités par unités de soins doivent être inférieures à 10 l.
  • Sans dispositifs de ventilation adaptée, ne pas dépasser une production de 50 l par lot.
    Si la production est supérieure à 50 l : un système spécifique de climatisation ou de ventilation doit équiper le local.
    La climatisation diminue les risques d’inflammation. Les points d’éclair des solutions réalisées : éthanol 80% (v/v) et alcool isopropylique 75% (v/v) sont respectivement de 17,5°C et de 19°C.
    Cf. guide de production des SHA de l'OMS : https://www.who.int/gpsc/5may/tools/system_change/guide_production_locale_produit_hydro_alcoolique.pdf?ua=1  
  • Le reconditionnement de grands volumes de SHA en petits volumes est tout à fait possible. Préparer par lot de reconditionnement et apposer un étiquetage conforme (l’arrêté du 20 mars  précise les mentions réglementaires).
  • Utiliser préférentiellement des conditionnements en polyéthylène ou autre matière plastique appropriée qui soit réutilisable.
  • Les conditionnements peuvent être réutilisés sous réserve d’un nettoyage avec détergent, afin d’éliminer tout contenu résiduel, suivi éventuellement d’une désinfection chimique (eau de javel diluée pour obtenir 0,5% de chlore actif suivi d’un rinçage), sans oublier leur décontamination extérieure.
    http://www.cpias-normandie.org/media-files/21125/eau-de-javel_2017.pdf
  • Le lavage hygiénique des mains est également efficace contre la propagation du virus : 30 secondes minimum en respectant la procédure habituelle en se séchant correctement les mains après rinçage. Les SHA sont à utiliser lorsque le lavage des mains n'est pas possible ; le temps de friction doit être de 30 secondes. 
  • Le glycérol utilisé comme humectant dans la formule de l’OMS commence à être en tension d'approvisionnement. L’OMS dans son guide de production des SHA  indique que d’autres produits émollients peuvent être utilisés pour la protection de la peau à condition qu’ils soient peu onéreux, facilement disponibles, miscibles dans l’eau et l’alcool, et non toxiques ou allergéniques. L’OMS ne précise pas quels émollients pourraient être utilisés. Nous faisons des recherches pour trouver des alternatives au glycérol.
  • L’arrêté du 13 mars 2020  autorisant par dérogation la mise à disposition sur le marché et l’utilisation temporaires de certains produits hydro-alcooliques utilisés en tant que biocides désinfectants pour l’hygiène humaine, modifié par les arrêtés du 20 mars , du 27 mars  et du 3 avril  permet la réalisation des SHA et GHA par de nombreux établissements de fabrication de médicaments, de produits cosmétiques ou de produits biocides et de certaines installations classées. De nombreuses possibilités de formules y sont décrites. Parmi les émollients cités, figurent, outre la glycérine, le propylène glycol, le butylène glycol, le propanediol ou la glycérine. 
  • La DGE (Direction générale des entreprises, sous l’autorité du ministère de l’économie et des finances) travaille avec les industriels pour augmenter les sources de production de gels hydroalcooliques et pour favoriser la mise en relation entre l’offre et la demande, en diffusant notamment aux professionnels les plus concernés des informations sur les capacités de production identifiées.
    Un document intitulé Offre en matière de gels hydroalcooliques  est mis à la disposition des secteurs utilisateurs en en désignant les prioritaires : secteurs hospitaliers, EHPAD, besoins de la chaîne servant les besoins alimentaires et enfin, aux pharmacies (ces dernières ayant la possibilité de fabriquer elles-mêmes).
    Ce document présente une liste de fabricants de gels hydro-alcooliques implantés sur le territoire national, avec le type de produits fabriqués, leur volume, les capacités de volumes supplémentaires et les contacts idoines au sein de ces entreprises.
    En outre, ce document présente une liste d’entreprises qui fabriquent des flacons et des contenants.

 

  • Le ministre des solidarités et de la santé a mis en place un cadre de gestion et de distribution maîtrisé des masques.
    Covid 19 - Doctrine sur l'approvisionnement des masques dans les établissements de santé
    Ce cadre doit bénéficier prioritairement aux professionnels de santé amenés à prendre en charge des patients COVID-19 en ville, à l’hôpital et dans les structures médico-sociales accueillant des personnes fragiles, ainsi qu’aux professionnels du domicile, pour garantir la continuité de l’accompagnement à domicile des personnes âgées et en situation de handicap. 
    Les publics concernés et les consignes de distribution seront progressivement adaptés pour tenir compte de l’évolution de la situation épidémiologique et des ressources disponibles.
    Les bénéficiaires en sont les établissements de santé (dont l’hospitalisation à domicile), les EHPAD, les établissements médico-sociaux accueillant des personnes fragiles, les centres d’hébergement pour malades du COVID-19 (sans-abri et demandeurs d’asile), ainsi que les transporteurs sanitaires et les Centres d’Incendie et de Secours (CIS).
    L’organisation de l’approvisionnement sera déterminée au niveau de chaque région par l’ARS. Pour chaque établissement de santé (hospitalisation conventionnelle), le cadre national d’allocation des masques se fonde sur l’hypothèse de 3 masques chirurgicaux par jour et par professionnel de santé dans les services de soins, ces masques ayant vocation à être utilisés dans les services prenant en charge les cas possibles ou confirmés (soit 40% de personnels concernés pour tous les établissements) et, pour la réalisation des gestes à risque, des masques FFP2 dans les services d’urgence, d’accueil des malades COVID-19 et de soins critiques.
    Chaque établissement recevra la notification des quantités mises à sa disposition et du lieu où il peut les retirer.
  • Les masques FFP2 périmés peuvent être utilisés au regard de l’instruction MINSANTE/CORRUSS n°20220_20 sur la conduite à tenir pour l’utilisation des masques FFP2avec une date de péremption dépassée, en vérifiant les conditions de stockage des masques (zones sèches et bien ventilées avec une température comprise entre 15 et 25° C). Les tests préconisés à réaliser préalablement à leur utilisation sont précisés dans l’Instruction MINSANTE/CORRUSS n°2020_20  sur la conduite à tenir pour l’utilisation de masques FFP2 avec une date de péremption dépassée.
  • Il n’y a pas de précisions particulières sur les modalités des tests décrits pour les masques FFP2 périmés dans l'instruction MINSANTE/CORRUSS n°20220_20 et sur le pourcentage de l'échantillonnage à tester. Si les masques ont été conservés correctement, dans les mêmes locaux et soumis aux mêmes conditions de température et d'hygrométrie, il est possible de supposer qu'un échantillonnage de quelques masques pris au hasard peut suffire.
    Concernant les masques FFP2 qui ont une date de péremption, l'EPRUS a mentionné des tests de validité faits sur ces masques par l'APAVE, montrant que 96% des échantillons stockés et périmés avaient conservé leurs capacités nominales.
    https://www.senat.fr/rap/r08-388/r08-38824.html  
  • Dans le cadre de la vente au public des médicaments, toutes les mesures de précaution doivent être prises. Les pharmaciens hospitaliers et les préparateurs au contact du public doivent notamment être munis de masques.
  • Le gouvernement renforce l’information sur les différents types de masques de protection maintenant mis à disposition ; les masques de protection respiratoire (FFP), les masques à usage médical (dont les masques chirurgicaux) et maintenant les masques non sanitaires, développés avec les industriels du textile : masques individuels à usage des professionnels en contact avec le public et masques de protection à visée collective pour protéger l’ensemble d’un groupe portant ces masques.
    Une foire aux questions  est disponible sur le site du ministère de la santé.

 

 

  • Le confinement impératif des personnes fragiles, dont les patients dialysés et greffés, a été rappelé par le Premier Ministre. Ces patients font partie des personnes susceptibles de développer une forme grave d'infection à virus Covid-19.
    Voir les recommandations relatives à la prévention et à la prise en charge du COVID-19 chez les patients à risque de formes sévères sur le site du Haut Conseil de la Santé Publique.
    https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapports  

 

  • Il faut demander à être associé aux réunions de crise dans les établissements. Cela paraît essentiel afin que l'information circule le mieux possible et qu'elle soit validée.

 

  • Pour aider les pharmaciens à sensibiliser le public et répondre à ses questions, le Cespharm met à leur disposition une sélection d'outils élaborés par Santé publique France. Les affiches et vidéos proposées présentent respectivement : 

           - les gestes barrières à appliquer systématiquement (dont la technique du lavage des mains),

           - les règles de confinement à respecter,

           - les situations nécessitant la réalisation d'un test de dépistage,

           - la conduite à tenir en cas de symptômes (dont les mesures à adopter pour éviter la transmission du Covid-19).

Tous ces outils peuvent être téléchargés sur le site du Cespharm . Certaines affiches sont également disponibles à la commande. 

Date de mise à jour : 06/04/2020