Dans le contexte des violences urbaines, de nombreux vols et actes de vandalisme ont été rapportés à l'Ordre national des pharmaciens. Les forces de l’ordre communiquent leurs recommandations pour prévenir les dégradations et réagir après une agression.

1. En amont

  • S'informer du parcours officiel et des horaires de la manifestation, des motivations de celle-ci et des types de participants prévus (contacter la mairie, par exemple).
  • Sécuriser les accès, rideaux de fer prêt à être baissés (renforcés de panneaux robustes, si possible), installation de vitrage anti-effraction ou anti-bris (à défaut, apposition de films de sécurité anti-effraction).
  • Définir une issue de secours à l'avance.
  • Masquer toute trace suggérant une activité au sein de l'officine (éclairage, notamment).
  • Installer des caméras de surveillance conformes ou fictives, avec dans chacun des cas la législation apparente, alarme sonore, générateur de brouillard opacifiant (à base de glycol) qui, s'ils ne permettent pas d'éviter l'incendie ou l'intrusion, génèrent un effet de surprise et de contrainte non négligeables sur les malfaiteurs (il peut se déclencher manuellement ou consécutivement à l'activation d'une alarme). Vérifier leur fonctionnement régulièrement.
  • Vérifier les contrats d'assurances (couverture vol, vandalisme, bris de glace, perte d'exploitation, contrat multirisque professionnel, incendie...).
  • Conserver en lieu sûr l'ensemble des factures et autres documents comptables de l'établissement.
  • S’inscrire dans un groupe sur les réseaux sociaux afin d'alerter sur des mouvements de foule à l'ensemble de celui-ci. Le dispositif "participation citoyenne" permet dans les communes y souscrivant de favoriser le partage d'informations entre forces de l'ordre, élus locaux et population. Le maire constitue le pilier de ce dispositif gratuit de coproduction de sécurité.
  • En zone gendarmerie, s’inscrire au dispositif "Opération tranquillité entreprises et commerces".

2. Le jour de la manifestation 

  • Ranger le mobilier extérieur.
  • Vider les vitrines.
  • Retirer de l'accès libre les marchandises coûteuses, inflammables ou pouvant constituer une arme de défense (cosmétiques, parapharmacie, matériel médical de type déambulateurs ou cannes), pour éviter le risque de sur-accident.
  • Sécuriser les stocks de médicaments.
  • Vider systématiquement les caisses et laisser les tiroirs ouverts afin d'éviter qu'ils ne soient cassés.
  • Adapter les horaires d'ouvertures - voire fermer pour la journée - les officines dans les centres urbains concernés par le passage de manifestations.
  • Se tenir informé des avancées de la manifestation et également si des dégradations ou pillages sont en cours.

3. En cas d'attaque

  • À l’arrivée des pilleurs, évacuer immédiatement les lieux.
  • Ne pas s’interposer.
  • Composer le 17 pour alerter.
  • Capter des images, sans prise de risque pour son intégrité.

Concernant le sujet des armes de catégories D (en vente libre, à des fins d'autodéfense et ne pouvant être détenues que dans le périmètre de la propriété privée), les forces de l’ordre appellent les pharmaciens à la plus grande prudence quant à leur utilisation, notamment face à de nombreux attaquants. La sécurité de la vie humaine doit toujours prévaloir sur la sûreté des biens, en toutes circonstances.

4. Suite à une attaque

  • Ne rien toucher, ne pas nettoyer.
  • Photographier et filmer l'ensemble des dégâts, en vue de la constitution du dossier auprès de l'assureur et pour les besoins de l'enquête.
  • Déposer systématiquement plainte, le plus rapidement possible après la commission des faits.
  • Prévenir les sociétés de télésurveillance afin que les photos ou vidéos soient conservées et remises ultérieurement aux services enquêteurs.
  • Prévenir l'assurance dans les 5 jours.
  • Rassembler toutes les factures.
  • Déclarer l’agression sur le site de l’Ordre national des pharmaciens.

En savoir plus :