La ménopause, un enjeu de santé publique et de société
À l’occasion des Assises de la ménopause organisées le 15 octobre 2026, la ministre chargée de la Santé a annoncé 13 mesures pour améliorer l’information, la prévention et la prise en charge des femmes concernées.
Une information insuffisante sur la ménopause
En France, 17,2 millions de femmes sont concernées par la ménopause, soit près d’un quart de la population. Pourtant, seules 51 % déclarent être bien informées sur le sujet et 61 % d’entre elles indiquent n’avoir jamais reçu d’information d’un professionnel de santé. La ménopause demeure également un sujet difficile à aborder pour 57 % des femmes, alors même qu’elle peut avoir des conséquences importantes sur leur qualité de vie, leur santé et leur parcours professionnel.
Les Assises ont réuni professionnels de santé, chercheurs, associations, créateurs de contenu et acteurs du monde du travail autour de trois grandes thématiques :
- lever les tabous et mieux informer ;
- garantir une prise en charge accessible et adaptée ;
- accompagner la ménopause au travail.
Les échanges ont débuté par la présentation d’un baromètre sur la perception de la ménopause par les Français, dévoilé par le directeur délégué de Toluna France (Harris Interactive).
De nouvelles mesures
Face à ce constat, le Gouvernement engage plusieurs mesures concrètes pour mieux informer les femmes, améliorer leur parcours et reconnaître les conséquences sociales et économiques de la ménopause.
Une campagne nationale de sensibilisation sera lancée en janvier 2027 par Santé publique France. Dès aujourd’hui, un espace entièrement dédié à la ménopause est mis en ligne sur Sante.fr, ainsi qu’un premier guide de bonnes pratiques destiné aux créateurs de contenu pour favoriser la diffusion d’informations fiables. Un guide de communication à destination des acteurs publics sera également élaboré et la ménopause sera intégrée aux travaux engagés par le ministère contre la désinformation en santé.
Pour renforcer la prévention et améliorer la prise en charge, les recommandations de la Haute Autorité de santé, attendues début 2027, seront largement diffusées auprès des professionnels de santé et intégrées aux priorités de leur formation continue.
Le dispositif Mon bilan prévention, proposé notamment entre 45 et 50 ans, sera renforcé pour mieux informer et orienter les femmes.
Par ailleurs, des négociations conventionnelles s’ouvriront dans les prochaines semaines entre l’Assurance maladie et les sages-femmes, notamment pour mettre en place une consultation longue ménopause permettant un bilan global de santé. La ministre a également saisi la Haute Autorité de santé afin d’étudier les conditions dans lesquelles les sages-femmes pourraient être autorisées à prescrire des traitements hormonaux de la ménopause.
Enfin, pour mieux mesurer les conséquences sociales et économiques de la ménopause, la ministre confiera au Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan une étude sur le coût du manque d’information, d’accompagnement et de prise en charge, ainsi que sur les bénéfices attendus d’un meilleur accompagnement pour les femmes, les employeurs et la société. Ses conclusions sont attendues à l’occasion de la Journée mondiale de la ménopause en 2027.
En savoir plus :
- Assises de la ménopause : Stéphanie Rist annonce de nouvelles mesures pour mieux informer, prévenir et accompagner les femmes (communiqué de presse du ministère chargé de la Santé, 15/10/2026)
- Étude sur la santé des femmes - Focus ménopause (Toluna Harris Interactive)
- Ménopause et périménopause (Sante.fr)