Dans un Message d’information de santé publique, le ministère chargé de la Santé informe de l’arrêt de prise en charge de la spécialité Zoladex®, à la demande du titulaire de l’AMM, à compter du 15 décembre 2026.

Messages clés

  • Les spécialités ZOLADEX® 3,6 mg et ZOLADEX® 10,8 mg (acétate de goséréline), utilisées notamment dans la prise en charge de certains cancers de la prostate et du sein, ne seront plus remboursées en ville et ne seront plus accessibles en établissements de santé à compter du 15 décembre 2026.
  • Les professionnels de santé sont invités à identifier les patients actuellement traités par ZOLADEX et à anticiper les prochaines dates d’administration, afin d’organiser, le cas échéant, une adaptation de leur traitement.
  • La continuité des soins doit être assurée : aucune modification ni interruption de traitement ne doit intervenir sans évaluation médicale préalable.

Pour rappel, la spécialité ZOLADEX® (acétate de goséréline) indiquée dans le traitement du cancer de la prostate, ainsi que dans le traitement du cancer du sein métastatique fera, à la demande du laboratoire ASTRAZENECA, l’objet d’un déremboursement et d’un retrait de son agrément aux collectivités à compter du 15 décembre 2026.

Cet arrêt de prise en charge a été autorisé par les autorités sanitaires après vérification de l’existence et de la disponibilité d’alternatives thérapeutiques* permettant d’assurer la continuité de traitement des patients.

Dans ce contexte, les professionnels de santé sont invités à identifier parmi leurs patients ceux actuellement traités par ZOLADEX® et à anticiper les prochaines échéances d’administration, afin d’organiser, le cas échéant, une adaptation de leur prise en charge thérapeutique. Le choix de l’alternative thérapeutique doit tenir compte de l’indication, de la situation clinique du patient et des recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS)*.

Selon l’indication, d’autres analogues de la GnRH, notamment la triptoréline ou la leuproréline, peuvent être envisagés. Les modalités de substitution doivent être évaluées par le médecin prescripteur, en lien avec l’équipe spécialisée si nécessaire.

Afin d’assurer la continuité de prise en charge thérapeutique des patients, les prescripteurs, pharmaciens hospitaliers et pharmaciens d’officine sont invités à se coordonner afin d’anticiper les conséquences de cette radiation sur les modalités de prise en charge et d’approvisionnement.

Les patients concernés devront être informés et accompagnés, le cas échéant, dans l’adaptation de leur traitement.

La continuité des soins doit être assurée : aucune modification ni interruption de traitement ne doit intervenir sans évaluation médicale préalable.

La Direction générale de la santé appelle l’ensemble des professionnels concernés à anticiper cette échéance et à mettre en place, dès à présent, les mesures nécessaires à la continuité et à la sécurité des prises en charge.

*Avis de la Commission de la Transparence en date du 4 février 2026

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