Les femmes utilisant une contraception à base de désogestrel vont recevoir, dans les jours à venir, un courrier d’information personnalisé de l’ANSM les informant d’un risque rare de méningiome associé à ces contraceptifs. Les professionnels de santé ayant prescrit ces contraceptifs ont également reçu un courrier pour les informer, de nouveau, sur ce risque et de les prévenir de la diffusion de cette information personnalisée à leur patiente. Ces courriers s’inscrivent dans la continuité des actions d’information menées par l’ANSM depuis la publication des résultats de l’étude EPI-PHARE sur les contraceptifs à base de désogestrel.

Un risque très faible qui n’est plus observé un an après l’arrêt du traitement 

Une étude menée par EPI-PHARE a mis en évidence une augmentation très faible du risque de méningiome chez les femmes utilisant du désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an. Ces résultats avaient déjà fait l’objet d’une information auprès des professionnels de santé. A la demande de l’ANSM, ces données ont été analysées au niveau européen. En juillet 2026, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l’ajout du risque de méningiome dans la notice et dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP). Les professionnels de santé ont ensuite été informés de ces nouvelles recommandations par un courrier (DHPC).

Il est estimé qu’un cas supplémentaire de méningiome surviendrait pour 67 000 femmes qui utilisent ces médicaments. Ce risque augmente davantage chez les femmes de plus de 45 ans ou celles exposées plus de 5 ans. En cas d’exposition antérieure à un progestatif à risque de méningiome (ex : acétate de cyprotérone, nomégestrol et chlormadinone), le risque devient significatif dès la première année d'utilisation du désogestrel seul 75 μg.

Un an après l’arrêt du traitement, ce surrisque n’est plus observé.

Le méningiome est une tumeur le plus souvent non cancéreuse qui se développe à partir des méninges (enveloppes autour du cerveau). La très grande majorité des femmes qui prennent du désogestrel n’en développeront pas.

Ces courriers personnalisés visent à informer chaque femme concernée afin qu’elle puisse en parler avec son médecin ou sa sage-femme lors de sa prochaine consultation de routine pour s’assurer que sa contraception reste adaptée à sa situation. Recevoir ce courrier ne signifie pas qu’un méningiome a été diagnostiqué ou suspecté.

Aborder ce sujet lors de la prochaine consultation

La contraception doit être réévaluée tous les ans avec le médecin ou la sage-femme lors d’une consultation dédiée, en tenant compte de l’âge, de la durée d’utilisation du désogestrel, des traitements progestatifs pris auparavant, des besoins et de l’état de santé de chaque femme.

En l’absence de symptômes, il n’est pas nécessaire de prendre un rendez-vous médical en urgence. En cas de symptômes pouvant évoquer un méningiome, tels que des maux de tête persistants, des troubles de la vision, du langage ou de l’équilibre, une faiblesse musculaire, des troubles de la mémoire ou l’apparition ou l’aggravation d’une épilepsie, il est recommandé de consulter un médecin.

Ne pas arrêter une contraception sans avis médical

Pour la plupart des femmes, recevoir ce courrier ne nécessitera pas de prendre de mesure particulière. Elles sont invitées à poursuivre leur contraception et à ne pas l’arrêter de leur propre initiative. Un arrêt brutal sans avis médical peut entraîner un risque de grossesse non désirée.

L’ANSM met à disposition un point de contact via son guichet usager et une page d’information sur son site internet pour répondre à toutes les questions.

Contraceptions concernées

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Source : actualité ANSM du 10/09/2026