Le Conseil de la Caisse nationale de l'Assurance Maladie (Cnam) a adopté le 9 juillet 2026 le rapport sur les charges et produits de l’Assurance maladie pour 2027, rapport qui préfigure habituellement le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Certaines propositions concernent les pharmaciens.

Comme pour 2026, ce rapport prévoit 3,9 milliards d’euros d’économie sur les dépenses d’assurance maladie en 2027. En 2025, la situation financière de l’assurance maladie s’est dégradée, avec une augmentation de son déficit, qui s’établit à 15,9 milliards d’euros (13,8 milliards d’euros en 2024). Selon les prévisions financières, son déficit reculerait en 2026 pour revenir au niveau de 2024.

Concrètement, pour les pharmaciens

Le rapport, qui porte une attention toute particulière à la prévention ainsi qu’à l’outre-mer, formule 42 propositions, parmi lesquelles :

  • Faciliter la déprescription en ville (soins primaires et domicile) autour du trio médecin-pharmacien-infirmier et en lien étroit avec les patients, en développant des outils dédiés aux professionnels de santé et en expérimentant, en lien avec l’ANSM, le bénéfice d’un sevrage au long cours des benzodiazépines.
  • Mettre en place des incitations à déprescrire en établissement.
  • Afin de mesurer les conséquences de la présence d’acteurs financiers au capital des offreurs de soin, poursuivre le développement des indicateurs suivis, en se dotant notamment de nouveaux outils permettant d’apporter de la transparence dans la composition du capital.
  • Développer une analyse approfondie des groupements et notamment des liens avec les officines, afin de comprendre les évolutions contrastées de la situation économique des différents acteurs de la chaîne de distribution des médicaments.
  • Explorer une prise en charge forfaitisée d’actes de biologie et étendre ces réflexions à d’autres actes pour améliorer la pertinence des tests réalisés (ex. bilan anémique).
  • En matière de vaccination, d’une part, construire en 2 ans avec les professionnels de santé, les patients et les organismes complémentaires une campagne de vaccination pneumocoques, et d’autre part, financer la vaccination contre la grippe, les pneumocoques et le Covid 19 dans les établissements hospitaliers et médico-sociaux pour intégrer la vaccination aux parcours de soins hospitaliers.
  • Dans les départements et régions d’outre mer, réinterroger le modèle de la distribution des médicaments afin d’intégrer la forte croissance des médicaments onéreux, reproduire les bénéfices médico-économiques d’une pénétration accrue des biosimilaires et lancer un plan diabète.

Le prochain PLFSS sera présenté au plus tard en Conseil des ministres le mardi 6 octobre 2026.

En savoir plus :