Les vacances approchent et certains ont la chance de partir à l’étranger. Pour une destination en Europe (dans un État de l'Union européenne (UE) ou de l'Espace économique européen (EEE)), en Suisse ou au Royaume-Uni, les voyageurs doivent demandeur leur carte européenne d’assurance maladie.

Pour tous, il y a quelques préparatifs simples à connaître pour anticiper les problèmes ou les affronter plus sereinement.

Conseil n°1 : commander sa carte européenne d’assurance maladie

Au moins 15 jours avant le départ dans un pays européen, en Suisse ou au Royaume-Uni, c’est le moment de demander sa carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Il suffit de se connecter à son compte ameli, rubrique « Démarches » puis « Vos cartes ». La carte est envoyée par courrier postal. 

Quelle est son utilité ? Lors d’un voyage en Europe en Suisse ou au Royaume-Uni, en présentant sa CEAM, on peut bénéficier d'une prise en charge des soins médicaux non prévus. La CEAM est essentiellement acceptée dans les hôpitaux publics.

Cette carte est individuelle : chaque membre de la famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de moins de 16 ans.

Conseil n°2 : faire le point sur ses vaccins et ses médicaments et préparer sa trousse à pharmacie

En plus de ceux recommandés en France, certains vaccins peuvent être conseillés lors de vacances à l’étranger, surtout si les conditions de séjour sont aventureuses (région isolée, forêt profonde, hygiène précaire…). 

Il est possible de s’informer 2 à 3 mois avant le départ via le site de l’Institut Pasteur : après avoir choisi son pays de destination, le site affiche les vaccinations recommandées et les précautions sanitaires. Si une vaccination est recommandée ou en cas de doute, une consultation avec son médecin permettra de faire le point. 

Si un traitement médical est en cours, il faut prévoir une quantité suffisante de médicaments et emporter ses ordonnances (idéalement traduites en anglais). 

À noter : en règle générale, les pharmaciens ne peuvent délivrer en une seule fois qu'une quantité de médicaments correspondant à une durée de traitement de 4 semaines à 30 jours. Mais en cas de séjour à l’étranger de plus d’un mois, si des difficultés peuvent être rencontrées pour accéder à son traitement (indisponibilité dans le pays de destination…), il existe une procédure exceptionnelle permettant d’obtenir ses médicaments habituels en quantité suffisante. Il faut se renseigner auprès de son pharmacien ou de son médecin prescripteur.

En plus de la crème solaire, il y a des indispensables à glisser dans sa valise : pansements, désinfectant... Que mettre dans sa trousse de secours ?

Conseil n°3 : atténuer le mal des transports

Pour éviter le mal des transports, il convient de choisir, si possible, une place où l’impression de mouvement est réduite (en voiture : le siège à côté du conducteur ou la place centrale à l’arrière) et de fixer l’horizon le plus possible. 

Si des premiers signes apparaissent (mal au cœur, nausées…), voici quelques astuces à suivre quand c’est possible pour éviter que les effets augmentent :

  • fermer les yeux un instant ;
  • ouvrir la fenêtre ou monter sur le pont du bateau pour respirer un peu d’air frais ;
  • descendre de voiture pour faire quelques pas dehors ;
  • s’allonger quelques minutes, avec un linge frais et humide sur le front.

En cas de vomissements, il faut boire de l’eau pour éviter la déshydratation. Les personnes âgées sont particulièrement exposées à ce risque. 

Il existe aussi des médicaments contre le mal des transports, certains à acheter sans ordonnance avec les conseils d’un pharmacien, d’autres prescrits par un médecin. Des contre-indications à l'utilisation de certains d'entre eux sont parfois liées à l'âge et à l'état de santé de la personne. Des effets secondaires sont également possibles. 

Conseil n°4 : limiter les effets du décalage horaire (jet lag)

Quelques astuces d'organisation permettent d'atténuer les effets du décalage horaire :

  • quelques jours avant le départ en voyage : modifier progressivement ses heures de coucher, de lever et de repas, pour se caler sur les heures locales ;
  • pendant le voyage : respecter les horaires du pays de destination (horaire de coucher, de lever et de repas) et profiter du vol pour se reposer ;
  • une fois arrivé à destination : faire une courte sieste (20-30 minutes) et régler son rythme (sommeil, repas) le plus rapidement possible sur l’heure locale.

Le point sur les médicaments pour réduire les effets du décalage horaire ou « jet lag »

Il existe des traitements, à base de mélatonine par exemple, qui peuvent aider à réduire les effets du décalage horaire et atténuer ainsi le jet lag. Ces traitements sont toujours à prendre de façon ponctuelle, sur des durées très courtes (quelques jours maximum), et ne sont disponibles que sur prescription médicale.

Conseil n°5 : au retour des vacances, demander un remboursement en cas de soins imprévus à l’étranger

En vacances en dehors de la France, on peut être amené à payer des soins inattendus : urgence médicale, accident, chute… Il est possible de faire une demande de remboursement de ces soins réalisés à l’étranger depuis le compte ameli (service non disponible sur l’appli).

Il est important de garder tous les justificatifs et de les avoir en version numérique (par exemple en les scannant) : prescriptions médicales, factures payées, preuves de paiement…

Le conseil bonus : rester bien informé

Pour s’informer facilement et à tout moment, l’Assurance Maladie met à disposition de tous des fiches thématiques santé classées par ordre alphabétique et régulièrement actualisées. Alimentation, canicule, moustique, vaccin, migraine… retrouver ces sujets et bien d’autres sur le site ameli.fr, rubrique « Maladies et prévention ».

Source : Actualité de l'Assurance Maladie du 12/06/2026