À la suite de premiers rappels de préservatifs cet été, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a poursuivi ses investigations. Celles-ci ont conduit à mettre en cause la responsabilité d'un fabricant malaisien, dont les gammes de préservatifs ultrafins présentent des défauts de fabrication. Ces défauts sont susceptibles de causer éclatement et perforation des préservatifs. En raison des risques encourus par les utilisateurs, 15 références sont retirées et rappelées sur le marché européen.

Chargée de la surveillance du marché des dispositifs médicaux à destination du grand public, la DGCCRF réalise, depuis plusieurs mois, une campagne de contrôles concernant la sécurité des préservatifs commercialisés en France. Après une première vague de rappels concernant deux références de préservatifs masculins vendus en ligne et en magasin, la DGCCRF a poursuivi son enquête afin de déterminer l'origine des anomalies identifiées pour ces produits.

Ces investigations approfondies ont permis d'identifier le fabricant malaisien qui produit plusieurs gammes de préservatifs commercialisées sur le marché européen. L'enquête conclut que le processus de fabrication utilisé pour la gamme de préservatifs ultrafins est susceptible de faire fluctuer l'épaisseur et la qualité du film de latex, à l'origine de défauts entraînant des risques sanitaires pour les utilisateurs (infections sexuellement transmissibles et grossesses non désirées). Depuis les premiers rappels, huit utilisateurs ont signalé des ruptures de préservatifs, rattachés aux lots analysés comme étant non conformes et dangereux. Les préservatifs ultrafins produits selon le processus défaillant et mis sur le marché sont encore susceptibles d'être présents à la vente ou d'être détenus par les utilisateurs.

Tenant compte de ces éléments, afin d'assurer la sécurité des utilisateurs, le ministre de la consommation suspend la mise sur le marché français et l'importation de l'ensemble des références de préservatifs ultrafins fabriqués selon le processus de fabrication défaillant. Cette suspension est valable pour une durée d’un an, renouvelable si nécessaire. Elle s'accompagne d'un retrait-rappel des produits déjà mis sur le marché français par ce fabricant. Ces références représentent environ 7 millions de préservatifs pour l'Union européenne, dont une partie seulement est vendue en France.

La DGCCRF s'assurera de l'effectivité du retrait de ces références du marché et de la bonne mise en œuvre du rappel des produits.

La liste exhaustive des produits concernés par la suspension de commercialisation et le retrait/rappel du marché est disponible en annexe de ce communiqué et sur le site Rappel Conso.

Les autorités recommandent aux consommateurs ayant utilisé des préservatifs non conformes de se rendre dans un laboratoire d'analyses médicales pour faire un dépistage des infections sexuellement transmissibles et de réaliser un test de grossesse si un retard de règles est constaté.

Pour toute question, rapprochez-vous de votre médecin traitant ou d'un centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).

Pour signaler un évènement sanitaire indésirable, notamment une rupture ou une perforation de préservatif lors de son utilisation, les utilisateurs peuvent se rendre sur la plateforme dédiée qui permet de transmettre leur déclaration aux autorités compétentes.

En savoir plus :

Annexe - Références des préservatifs concernés par l'arrêté

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Source : communiqué de presse de la DGCCRF du 30/10/2026