Un avenant conventionnel pour préserver le maillage officinal dans les territoires fragiles
L’Union nationale des caisses d’assurance maladie, l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine ont signé, le 7 avril, l’avenant 2 à la convention pharmaceutique.
Cet accord traduit la volonté commune des partenaires conventionnels de préserver le maillage territorial officinal et de maintenir une offre pharmaceutique suffisante pour les assurés résidant dans des territoires fragiles.
Un dispositif d’accompagnement élargi pour les officines en difficulté
L’avenant 2 vise à élargir le dispositif, mis en place par le 1er avenant à la convention, permettant aux officines en difficulté de bénéficier d’un accompagnement financier pouvant atteindre 20 000 € par an.
Quelque 150 officines ont déjà pu bénéficier de cette aide conventionnelle en 2025. Afin de permettre à ce dispositif d’atteindre son plein potentiel, les critères d’éligibilité ont été modifiés, notamment à la suite de la publication de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, avec une simplification de la définition du zonage.
Près d’un millier d’officines pourraient bénéficier de cet accompagnement dès 2026.
Une extension des missions des pharmaciens
Cet accord prévoit également que les partenaires conventionnels puissent avancer, via l’ouverture de nouvelles négociations à court terme, sur l’extension des missions des pharmaciens. Cela comprendrait notamment la généralisation de l’expérimentation OSyS (Orientation dans le système de soins), menée dans le cadre de l’article 51, qui permet au pharmacien d’assurer un rôle de triage pour des situations cliniques simples.